Conférence de presse de Rautahi: Un appel à la Transparence, par respect pour l'électorat polynésien

Publié le par sar

Jeudi 11 octobre 2007, Jean-Christophe Bouissou, Président de RAUTAHI, entouré d'Emma Algan, de Maina Sage, de Moana Blanchard ainsi que d'autres membres du bureau executif de RAUTAHI, a tenu a clarifier le jeu politique qui fait état de dissensions de la troisième force autonomiste dans la presse quotidienne locale.

  • 1- Jean-Christophe Bouissou a tout d'abord annoncé la tenue de la prochaine Assemblée Générale Extraordinaire de RAUTAHI, qui se tiendra le Mercredi 17 octobre 2007 à 19 heures au Sheraton.
  • 2- Le parti RAUTAHI a démontré, par le passé, une réelle volonté de rassembler les mouvements autonomistes.
  • Jean-Christophe Bouissou a rappelé quelques faits incontestables:
  • - Rautahi est à l'origine de la mise en place de la plateforme autonomiste depuis décembre 2006.
  • - Rautahi a voté pour élire Gaston Tong Sang Président de la Polynésie française.
  • 3- Le parti RAUTAHI s'engage là où il y a de la transparence et où les dispositions d'engagements sont clarifiées.
  • Jean-Christophe Bouissou a donc regretté une certaine forme de précipitation pour la signature d'un document de bonnes intentions, certes, mais sans aucune ligne véritablement sincère sur le mode de gouvernance avenir.
  • Le Président de RAUTAHI avait appris lors d'une conférence de presse de Polynésiens Ensemble, à sa plus grande surprise car il n'avait pas été préalablement consulté, qu'il y aurait un acte signé le lundi suivant.
  • C'est uniquement dans ce contexte de précipitation et de manque de concertation que "Nous avons pris quelque temps pour rédiger un document qui a fait l'objet d'une fuite" a-t-il déclaré.
  • Ce document proposé par RAUTAHI à ses confrères autonomistes, émane d'une réflexion sur le mode de gouvernance et définit clairement
  • 1- les axes politiques.
  • 2- les axes de gouvernance
  • 3- les moyens de concrétiser ce projet dans la stabilité.
  • Dix points abordés dans cet accord découlent du programme politique de RAUTAHI, qui a été travaillé par 17 ateliers, qui représente 6 mois de préparation et l'investissement de 300 personnes qui se sont mises à l'ouvrage de ce programme, par conviction politique. Cet accord est donc un accord de valeur, pour le Président de Rautahi.
  • En soumettant les grandes lignes, en accentuant sa volonté de transparence, une vision de développement du pays, un schéma d'engagement sur la place de la famille dans la société, sur le dialogue social ou l'éducation... RAUTAHI a voulu faire partager à ses confrères autonomistes ce qui représente la base d'une gouvernance utile, et non pas une simple gouvernance "pour gouverner".
  • Jean-Christophe Bouissou a soulevé plusieurs questions d'éthique:
  • - "Comment va-t-on gérer le pays?"
  • - "Quelle va être la place des syndicalistes dans le gouvernement?"
  • - "Nous proposons de sortir tous les politiques des conseils d'administration et des commissions d'attributions des aides publiques"
  • "Nous avons signé un engagement pour limiter le nombre de ministres au gouvernement Tong Sang. Les ministres de Rautahi avait 12 collaborateurs, certains autres ministres de ce gouvernement en avaient jusqu'à 27" a tenu à rappeler le Président de RAUTAHI: il s'agit de défendre la transparence, sans quoi nous ne pouvons pas parler d'un véritable renouveau. "Il ne faut pas tromper notre électorat comme le TAUI a trompé la population"
  • "La transparence, c'est dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on va dire" a rajouté Jean-Christophe Bouissou.
  • 4- "Nous n'avons jamais eu de contre-proposition"
  • Le document que les partenaires de Polynésiens Ensemble ont signé à ce jour, ne contient aucun projet, aucun programme politique. Il manque de sincérité. En réalité, "On veut garder un flou artistique dans la composition des listes" Hors, RAUTAHI veut que les choses soient claires, et les conditions n'étaient pas réunies pour signer un accord: Ce n'est que retarder les discussions franches pour affronter le plus tard possible les points essentiels d'un tel partenariat.
  • 5- "Nous ne sommes pas départementalistes"
  • Jean-Christophe Bouissou a accusé cette volonté de désinformation politicienne qui consiste à dire qu'être en faveur du projet de loi organique du Secrétaire d'Etat Estrosi, c'est opter pour un retour à la départementalisation: bien sûr, c'est faux et la population n'est pas dupe face à ces arguments. "Nous demeurons autonomistes" a-t-il conclu.

Publié dans Archives RAUTAHI 2007

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