A la Mission: Sous la fraîcheur des Hauts de Vallons

Publié le par RAUTAHI

 

MISSION

 

 Papeete, le 09 Août 2010

 

 

 

                                                                         

Sous la fraîcheur des Hauts de Vallons

 

C’est à l’initiative de la très active Mama Line ancienne habitante des Hauts de Vallons perchés sur les hauteurs du quartier de la mission catholique secondée de Césarine, que RAUTAHI a posé les pieds, emmené par le président Jean Christophe BOUISSOU plus en forme que jamais et son équipe d’intervenant, Emma ALGAN dont l’action dans les milieux sociaux sont reconnus et Georges PUCHON toujours aussi souriant malgré la rudesse du sujet qu’il aborde chaque soir, les finances publiques, sans oublier les fidèles collaboratrices et collaborateurs pour la partie technique.

 

L’assistance emmitouflée dans des lainages de circonstance en raison de la fraîcheur du « hupe » soufflant du diadème dominant la colline pour s’engouffrer dans cette belle vallée de la mission dont l’histoire est indéfectiblement rattachée à la mission catholique dont elle tire son nom, a réservée comme c’est la coutume un accueil chaleureux où le recueillement trouve toujours sa place, cette fois par l’entremise de mama Toimata, parfaite dans son rôle de « orometua ».

 

Emma pour l’historique des évènements qui ont marqué la vie politique du pays puis Georges pour celui des finances publiques ont brossé un tableau à la fois réaliste et sincère de la situation où nous nous trouvons aujourd’hui : la CRISE. Crise politique locale d’abord, démultipliée par la crise économique, financière annoncée dès 2008 par notre président mais dont personne dans les sphères dirigeantes n’a voulu prendre en compte, préoccupées par leurs querelles de chiffonnier au détriment de l’intérêt général.

 

Rebondissant sur le thème de la crise, le président BOUISSOU a tenté d’expliquer du mieux possible à l’auditoire attentive les interconnexions existantes entre la baisse du tourisme, la chute des importations entraînant celle des recettes fiscales emportant dans son sillage un effondrement du budget du pays et donc la montée concomitante du chômage faute de moyens de financement à injecter dans le secteur de la construction et les travaux publiques. L’hôpital par exemple le plus gros chantier depuis 2000/2001 est en voie d’achèvement, aucun nouveau projet d’envergure ne sort des cartons pour permettre le maintien de l’emploi faute d’idées (ou de volonté) de la part des dirigeants et de moyens financiers suffisants. Nous assistons incrédules à des actions très ponctuelles dictées souvent par la grogne des entreprises, l’exemple de la SMPP nous en administrant la preuve de l’inanité de nos dirigeants.

 

Il convient donc pour Jean Christophe BOUISSOU de tourner définitivement la page au système qui a prévalu ces dernières décennies afin d’explorer et de tout mettre en œuvre une politique globale visionnaire où l’intérêt de la population dans son expression majoritaire doit prévaloir sur celle d’une minorité éparpillée dans l’immensité de notre espace au relent de démagogisme électoraliste. Des choix difficiles doivent être opérés tenant compte de cette donnée incontournable qu’est l’éparpillement de nos îles, comment concilier la nécessaire solidarité envers les populations de ces régions éloignées et la brûlante nécessité de concentrer toute nos énergies en direction des îles dont celles de la société exutoire de « migrants » venus s’entasser dans les cités dortoirs qui font florès dans les communes des îles du vent. Et pour conclure ce bref exposé réaliste le président BOUISSOU a relancé l’idée de création d’une ville écotouristique à l’échelle mondiale, formidable outil d’expansion et de rayonnement dans l’environnement qui nous entoure avec à l’ouest l’Asie, l’Australie, la nouvelle Zélande à l’est les

Amériques. Pour jean Christophe BOUISSOU le 21è siècle sera celui de l’explosion économique des pays de la région. Au milieu du pacifique une chance s’offre à nous : saisissons-la !

 

La parole est ensuite rendue aux habitants du quartier qui ont abordé des sujets plus concrets mais dont l’importance en est que plus que pertinente. Au travers du questionnement il faut se rendre à l’évidence : la population se trouve à des années lumières des joutes oratoires de nos dirigeants politiques enfermés dans leur tour d’ivoire, oubliant que c’est la population qui les a placé là où ils sont et que c’est aux électrices, électeurs qu’ils sont redevables. «… ma voix vaut de l’or…. » pour ne citer que cette réflexion d’une élue inconsciente de l’énormité de sa bévue, en est l’illustration.

 

Autre sujet abordé : l’incompréhension envers les services administratifs qui leur apparaissent éloignés de leurs soucis, et qui parfois s’effacent derrière des procédures longues, incompréhensibles pour évacuer les dossiers qui iront grossir les archives classées. Problèmes financiers comme les loyers, les factures d’électricité et d’eau qui varient dans des proportions parfois insupportables pour leur maigre budget. Des disparités criantes entre les lotissements existent et l’accès à la propriété, fer de lance d’un programme politique des années 2004 / 2005 est pour les habitants des Hauts de Vallons un espoir aujourd’hui déçu.

 

C’est donc tard dans la nuit l’immixtion et l’intensité des échanges l’imposant, à la grande satisfaction de notre président Jean Christophe BOUISSOU, et après le recueillement que nous a délivré mama Toimata que nous nous sommes promis de nous revoir.

 

 

Mauruuru à Line, Césarine, mama Toimata pour sa sagesse, maururu aux habitants des Hauts de Vallons.

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