à Pamatai: Quand le chômage s'invite à table...

Publié le par RAUTAHI

 

 Papeete, le 11 Août 2010

 

                                                                         

Quand le chômage s’invite à table

 

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Nous avons maintes fois abordé le sujet. Hier soir à Pamatai où notre président Jean Christophe BOUISSOU s’est rendu accompagné de son équipe, nous avons touché du doigt la grande détresse d’une famille toute entière au chômage. Une dizaine de personnes, parents, enfants, petits-enfants tous devant la table dressée pour l’occasion, non pour partager le repas, mais parler des difficultés de leur vie au quotidien. Tous ont perdu leur emploi, du père aux enfants en âge de travailler, une famille sans ressource, faisant face à l’adversité avec courage et dignité.

 

Unie dans l’épreuve, gardant malgré tout le sourire, si caractéristique chez nous, que rien ne laisse transparaître ni même entrevoir. Tout semble normal. Et pourtant tout est différent. Entendre raconter la maîtresse de maison la vie au quotidien depuis que son époux a perdu son travail force au respect et à l’admiration. Que dire d’autre ! Circulez, il n’y a rien que nous puissions faire pour vous, répètent en écho les services sociaux. Même pas la politesse de respecter les rendez-vous que leurs employés ont eux-mêmes fixés. Attendre encore et toujours. Attente insupportable, inacceptable quand elle ne dépend pas de vous.

 

Pour seule ressource la vente de colliers de fleurs, ce n’est pas Byzance, mais les revenus tirés de cette précaire et maigre activité autorise tout juste à survivre et, quand ils font défaut, eh bien il n’y a rien à manger. Pour le reste il ne faut même pas y penser.

 

Face à ce constat Jean Christophe a su dire les mots qu’il faut. Ne pas se laisser emporter par le vent de la tempête qui balaie aujourd’hui nos rivages et frappe de trop nombreux autres foyers. Faire face à l’adversité, relever la tête, repartir de pieds fermes. Jean Christophe, l’a compris. Délivrer un message d’espoir en même que les accompagner dans leurs démarches pour retrouver leur dignité, redonner un sens au triptyque : un toit, une famille, un travail. Et c’est exactement ce que notre président s’est attaché à expliquer. Lui et son équipe feront tout ce qui est en leur pouvoir pour les accompagner dans leurs démarches, auprès des services compétents, des associations, des organes de secours dont ils ignorent peut être l’existence ou n’osent pas, le fameux « ça fait honte ». S’ils hésitent à oser, Rautahi le fera avec eux dans le respect de leur condition.

 

Hier soir le mot RENCONTRE a pris sa pleine mesure. Rautahi, à nouveau a su remplir sa fonction : être au service, ne pas se servir.

 

Hier soir la CRISE s’est aussi invitée à notre parau parau.

 

Il n’y avait rien d’autre à ajouter.

 

Merci à cette famille d’avoir rompu le tabou du silence pour accepter de nous recevoir pour qu’ensemble nous en parlions, pour qu’ensemble nous puissions rechercher toutes les voies, elles existent, qui permettront de les tirer d’affaire.

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