A Punaauia, au quartier Charles III !

Publié le par RAUTAHI

 

Papeete, le 17 Août 2010

 

                                                                           

                                                         Quartier Charles III !

 

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Charles III surnommé le simple ne régna jamais seul sur le trône de France. Sa faiblesse, des pouvoirs limités, des intrigues ne lui permirent pas d’asseoir son autorité. Il laissa un fils connu sous le nom sans doute prédestiné de Louis d’Outre mer. Nous sommes en Outre mer et le quartier éponyme n’a cependant rien d’une royauté. Enclave repliée dans les premiers contreforts de Punaauia c’est là, à l’invitation de la famille Charles le bien nommé que l’équipe de Rautahi emmenée par le président Jean Christophe BOUISSOU a posé ses valises hier soir.

 

Est-ce radio Taui FM qui fait son œuvre, les visites du terrain faisant régulièrement l’objet de diffusion dans le journal de 7 heures et 11h30 ? Est-ce radio cocotier qui fonctionne plus vite que l’ombre de Lucky Luke ? Un peu de tout cela sans doute mais le plaisir se lisait dans les yeux de notre président : les familles proches n’hésitent plus à assister aux parau parau raa, sont plus ouvertes à la discussion, écoutent les idées développées par le président marquées du « …sceau des grandes volontés… ».

 

Justement en cette soirée plus douce que celle d’hier il y a eu de la contestation dans l’air mais pas de débordements à connotation politicienne ni agression verbale. C’est appréciable en cette période de crise profonde où l’exaspération, la colère, le grand « fiu » commencent à donner des signes palpables de révolte endogène.

 

La faute à qui ? bien sûr la crise frappe aujourd’hui très fortement à nos portes. Une crise signalée dès 2007 aux instances dirigeantes de l’époque, restées sourdes à ces mises en garde. Souvenons-nous, répète inlassablement le président dans ses interventions, le gouvernement mis en place en novembre 2008, par la voix de son président, disait sur les ondes : « …Dans six mois nous sortirons de cette crise sans augmentation d’impôts… ». Où en sommes-nous aujourd’hui. Le tourisme est en chute libre, les hôtels ferment, la perle ne fait plus rêver, les entreprises licencient, le territoire voit ses recettes diminuer par effet d’entraînement, la manne financière tirée du CEP s’est tari. 2010 prévient Jean Christophe Bouissou sera dure pour tous.

 

Le président invite donc l’assistance à réfléchir à un nouveau mode de gouvernance. L’époque du taparu est définitivement révolue. Le gaspillage, la dilapidation des fonds publics dans des projets irréfléchis, réalisés sans étude approfondie, sont aussi une des raisons de la paupérisation d’une classe sociale par rapport au reste de la société. Comment faire pour s’en sortir, la fatalité de notre condition ne pouvant être « ... l’excuse des âmes sans volonté… ». Et Jean Christophe BOUISSOU de décliner une nouvelle vision à long terme de notre avenir commun, celui de nos enfants, de leur descendance et de notre société en général.

 

Cette ligne politique originale ne sera possible que si les électeurs, les électrices, votent massivement pour le renouvellement de la classe politique dans une confiance retrouvée. Car c’est bien de nouvelle gouvernance qu’il s’agit. Il faut aussi que se manifeste la volonté du peuple d’utiliser l’arme du vote pour sanctionner les manquements à la parole donnée. Aucun parti politique, quel qu’il soit, ne peut prétendre gouverner dans la durée et à son profit sans qu’à un moment ou un autre il ne réponde de ses actes, le totalitarisme excepté. Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. C’est à cette échéance qu’il convient de se préparer. C’est pour cela que Rautahi a décidé d’aller à la rencontre des familles non pour délivrer des messages racoleurs ou propagandistes peu scrupuleux, mais pour écouter, s’informer, au plus proche de la population. Tel est le sens des déplacements de Rautahi. Nous ne sommes pas en période électorale. « Ce moment viendra, ce qui est important aujourd’hui c’est d’être au milieu de vous lorsque vous souffrez dans votre vie professionnelle, familiale, et pour tout dire dans votre dignité ». « Rautahi est à votre écoute et dans la mesure où elle le peut, venue vous soutenir, vous accompagner dans vos démarches. »

 

Ce discours tenu par le président faisait suite aux interrogations de papa Tuteina accusant l’ensemble de la classe politique de ne rien faire d’autre que se servir une fois les élections passées puis à réapparaître en Zorro salvateur à l’approche des élections suivantes.

 

Le parler vrai du président semble avoir été apprécié de l’ensemble des membres de la famille Charles présents à ce parau parau, papa Tuteina y compris.

 

Et fidèle à son engagement Jean Christophe BOUISSOU a promis de revenir parmi eux. Message reçu.

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