A Titioro: Au milieu coule une rivière...

Publié le par RAUTAHI

 

            Papeete, le 12 Août 2010

 

                                                                           

Au milieu coule une rivière

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Non, il ne s’agit pas d’une séquence du film de Robert Redford tourné dans le magnifique cadre de la rivière Gallatin dans le Montana, mais plus prosaïquement celui encore verdoyant situé dans le fond de la vallée de Titioro dans le quartier Rafea qu’enjambe un pont réalisé par la commune de Pirae représentée hier au soir par M. Georges PUCHON aux côtés du président de Rautahi Jean-Christophe BOUISSOU et de toute son équipe.

 

Et c’est dans la famille de John MARAE appelé à d’autres tâches et de son épouse que nous fûmes accueillis par un comité élargi de la famille RAFIA descendante tutélaire des TUTEA propriétaires en leur temps d’une grande partie de ce quartier dont ils font aujourd’hui le siège pour défendre un bien dont ils s’estiment à tort ou à raison les propriétaires spoliés par des expropriations jugées inextricables.

 

Encore et encore c’est de foncier qu’il s’agit. Il apparaît ainsi clairement au président BOUISSOU que la plus grande préoccupation de nos concitoyens, ceux notamment issus de milieux modestes, c’est le FONCIER. A Te Ara Here jeudi dernier il était aussi question d’emprise foncière.

 

Dans la présentation inaugurale et maintenant bien rôdée des rencontres programmées depuis plus d’un mois maintenant et pour mettre en appétit les nombreuses personnes regroupées chez John et Victoire, nos intervenants habituels Nina Vernaudon, Emma Algan puis Tihoti Puchon ont chacun dans leur domaine qu’ils se sont partagés tracés l’histoire du parti Rautahi, les pea pea de chiffonniers au sein de l’APF ces deux dernières années, les finances du territoire en voie d’assèchement comme la rivière toute proche accaparée par les captages pourtant nécessaires de la SPEA.

 

Jean-Christophe BOUISSOU prenant  la suite de Nina, Emma et Tihoti a insisté sur les raisons de ce type de déplacement. Nous ne sommes pas en campagne électorale mais il a compris que dans la situation difficile que nous traversons, il était opportun qu’il se rende personnellement au plus proche des familles frappées par le chômage, l’insécurité, la promiscuité, et rompre ainsi avec les anciennes habitudes qui ont ponctuées la vie politique de notre fenua. La politique ne se résume pas aux campagnes électorales, elle consiste à se mettre au service de celles et ceux qui les ont placés au pouvoir. Pour Jean Christophe BOUISSOU « le pouvoir est entre vos mains ».

 

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Il ne faut pas non plus céder au découragement. Bien au contraire, il faut refuser de baisser les bras. L’avenir de nos enfants, de notre jeunesse, de nos étudiants, de notre environnement mérite que l’on réfléchisse autrement. C’est d’un grand projet de développement à l’échelle du pays, tel que celui décliné dans les 225 articles du programme de To Tatou Ai’a qui malheureusement a été purement et simplement remisé au musée des vœux pieux qui regorgent de « projets » vite oubliés, les élections une fois terminées.

 

De nombreux intervenants et intervenantes résidents de toujours de ce magnifique quartier ombragé et frais ont évoqué les difficultés rencontrées pour sortir de l’expropriation dont ils ont été l’objet, acceptée par certains, refusée par d’autres. Ils sont également ballotés entre les deux communes limitrophes de Papeete et Pirae dont ils ne comprennent pas la propension à rejeter sur l’autre les questions embarrassantes. Pourtant ils ne demandent pas grand-chose :

  • La résolution du problème de l’expropriation par la ville de Papeete ;
  • La construction et la distribution régulière d’eau potable notamment en période de grosses pluies qui font déborder la Fautaua causant des dégâts considérables au réseau de distribution d’eau ;
  • Les problèmes de voirie. Le quartier ne dispose pas de bouche d’incendie, c’est un scandale ;
  • La construction et la réparation des accès aux habitations blotties dans le fond de la vallée ;
  • La résorption de l’insécurité qui empoisonne leur vie etc …

 

A ces questions toutes simples il faut reconnaître que les responsables politiques ont manqué à leurs devoirs. Jean-Christophe BOUISSOU a tenu à rappeler que le parti politique qu’il dirige (RAUTAHI) est jeune et, bien qu’il connaît tous ces problèmes pour avoir exercé des fonctions ministérielles importantes, dans le domaine du foncier et du social en particulier, il est conscient qu’il est grand temps que le politique prenne à bras le corps ces problèmes pour soulager la population aujourd’hui au bord de l’asphyxie.

 

Il a noté les questions posées notamment celle de l’expropriation. Il propose qu’une concertation entre les responsables associant les communes de Papeete et Pirae soit organisée pour sortir de ce guêpier.

 

Il conclut son intervention en invitant les habitants du quartier Rafea à rechercher la voie du dialogue préférable à celle de l’affrontement.

 

Satisfaits des réponses données par le président BOUISSOU, des invitations ont été lancées pour d’autres rencontres : la population a besoin de sentir qu’on s’occupe d’elle. Elle a aussi besoin d’être informée.

 

Il était tard hier soir lorsque toute l’équipe a pris congé des habitants du quartier Rafea. Remerciements à mama Victoire et John pour leur accueil. Merci aussi aux voisins qui se sont déplacés nombreux

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