Chez mama Rosalie & papa Fospein, à Arue

Publié le par RAUTAHI

 

 Papeete, le 26 Août 2010

 

                                                                           

                                                  Arue, chez Rosalie et Fospein,

 

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Si dans la délégation RAUTAHI qui s’est rendue chez mama Rosalie et papa Fospein à Erima hier soir une personne devait être particulièrement heureuse c’est incontestablement notre conseillère à l’APF Emma ALGAN. Responsable du comité RAUTAHI dans la commune d’ARUE, Emma a approché une famille aux convictions politiques affirmées qui n’étaient pas, loin s’en faut, aux couleurs de RAUTAHI. Qu’importe, ce choix de notre représentante n’était pas pour déplaire à notre président Jean Christophe BOUISSOU car il répond à la lettre et l’esprit des rencontres de ce type : être au plus près des familles, se parler, mieux se connaître, se regarder « les yeux dans les yeux » sans esprit d’exclusive.

 

De fait dès l’entame du parau parau, papa Fospein nous annonce la couleur. Il garde ses convictions politiques intactes. Message reçu. Jean Christophe BOUISSOU tout aussi déterminé réaffirme que le but de ces déplacements n’a aucune prétention politique, ni de près ni de loin. Il comprend et respecte le droit à la liberté de pensée dans le respect des valeurs propres à chaque individu qui ne soient pas contraires à l’esprit républicain.

 

Encore une fois, dit-il, RAUTAHI a décidé d’aller à la rencontre des populations sans attendre la période électorale où l’on voit défiler une pléiade de bonimenteurs tous « plus »meilleurs (sic) que les autres, annoncer gratos : «  votez pour moi et mon parti, faites-moi confiance, je suis le garant du développement économique, du retour aux valeurs ‘’maohistes’’ de la redistribution des terres dont vous êtes spoliés etc, etc… ».

 

Aujourd’hui la population, abreuvée de promesses non tenues, veut autre chose. Pour l’avoir compris, RAUTAHI reprend son bâton de pèlerin, s’invite au milieu des familles disposées à l’accueillir, touche du doigt la réalité quotidienne qu’elles endurent aujourd’hui plus qu’hier, amplifiée par la CRISE qui s’est durablement installée dans les foyers touchés par le chômage, la précarité, la mendicité ( le mot a été lâché dans un autre parau parau ).

 

Pour étayer son propos le président BOUISSOU annonce qu’à l’invitation de la famille Van Bastolaer, de leurs proches et amis il a tenu avant-hier soir une réunion d’information sur le thème : Le FONCIER en Polynésie française. Le problème foncier est constate t-il le sujet qui préoccupe la quasi-totalité des familles rencontrées depuis deux mois. Un autre sujet brûlant : le problème des logements sociaux qui a fait débat hier soir à Teroma 2. Mais, dit le président : «  ce soir nous sommes au milieu des jeunes lancés pour la plupart dans la vie active, c’est donc de travail qu’il faut parler ».

 

Jean-Christophe expose alors son approche du développement de la Polynésie et la nécessité de commencer par le début. A savoir l’élaboration d’un véritable schéma d’aménagement et de développement du pays. Ce SAD doit être fixé dans le statut du pays pour guider la construction de la Polynésie du 21ème siècle avec la définition des zones de développement et les projets à lancer capables de générer les emplois durables nécessaires à notre jeunesse.

 

La parole est donnée à l’assistance. Un jeune homme se lève et nous raconte son parcours professionnel et les problèmes qui se posent avec la fin du chantier de l’hôpital dans lequel son entreprise est engagée. Chef d’équipe et responsable syndical il s’inquiète de l’avenir de sa société en fin de contrat au mois de décembre 2010 sur le marché de l’hôpital. Il constate amer qu’après l’hôpital, son entreprise court le risque de licencier une partie du personnel, une vingtaine, faute de nouveaux grands travaux. Il regrette que le pays ne puisse plus offrir de débouchés à ses enfants qui ont acquis dans le grand chantier de l’hôpital un niveau enviable de professionnalisation. Une perte sèche pour le pays, la voie de l’expatriation de techniciens ou ingénieurs de valeur s’imposant désormais à eux.

 

En réponse Jean Christophe BOUISSOU indique qu’effectivement le pays manque cruellement de politique à long terme. Les travaux de la construction de la route de Fakarava qui aboutit sur la cocoteraie, la création d’une piste d’aviation d’un milliard de francs où aucun avion n’a plus atterri hormis le jour de l’inauguration, sont autant d’exemples, il y en a d’autres, du manque de vision des responsables politiques, par inertie et défaut de planification à long terme. Il confirme qu’au jour d’aujourd’hui tout est bloqué, rien n’est prévu après l’hôpital de Taaone.

 

S’ensuit un exposé de Georges PUCHON ancien ministre des finances sur les possibilités offertes par la construction d’un grand hôpital en Nouvelle Calédonie où nos entreprises spécialisées dans ce type d’opération pourraient s’investir à condition que des discussions puissent s’engager entre le pays et les responsables calédoniens pour nouer des contacts en vue de l’ouverture aux entreprises locales de ce marché.

 

En final, papa Fospein reprend la parole pour nous dire sa joie d’avoir reçu le comité Rautahi et déclare soutenir cette démarche pragmatique du Président JCB. Son épouse et les jeunes étaient quant à eux conquis par l’approche politique du mouvement.

 

La discussion s’est poursuivie autour d’un amuamuraa préparé par la maîtresse de maison.

 

Merci à la famille TEIHOTAATA pour l’accueil et la collation offerte à tous.

 

Lundi retour dans la commune voisine de Pirae. Contacter Aimée au 76 10 00 pour plus d’infos.

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