Dire une chose et faire son contraire!

Publié le par RAUTAHI

Papeete, le 15 avril 2010

 

Communiqué

 

Une fois de plus, Gaston Flosse écrit l’histoire à sa sauce, sans se rendre compte de ses propres contradictions. Avide de pouvoir, il a préféré faire élire Oscar Temaru plutôt qu’un autre candidat autonomiste. D’un côté Monsieur Flosse affirme qu’il n’y a pas d’alliance avec l’UPLD, de l’autre l’UPLD confirme qu’il y a eu des négociations suivies, « étape par étape » pour ne reprendre que les termes précis !

Cela devient décidément une habitude de dire une chose en faisant son contraire au vu de tout un chacun : Monsieur Flosse voulait à tout prix le fauteuil de la présidence de l’assemblée, contre l’avis d’une énième majorité qu’il a faite et défaite ; j’ai usé d’un langage de franchise et de transparence lors de notre rencontre, à l’égard de tous les partenaires concernés. On ne peut me reprocher, aujourd’hui, d’avoir fait preuve de fourberie et cette attitude visant à jeter l’opprobre par voie de communiqués venant d’un côté ou de l’autre d’une même majorité, à quelques jours d’intervalle, nous porte à croire que cette majorité UPLD-Tahoera’a n’assume pas son immoralité politique.

Monsieur Flosse me reproche de vouloir me poser en « chevalier blanc », il est sûr que comparé à son sens de l’éthique et parcours politique, n’importe quel élu passera pour un saint à ses côtés.

Il me reproche également, chose facile, d’avoir changé de partis au cours de ma carrière politique : il oublie que ces choix difficiles de ma part ont été les meilleures décisions prises, puisque les deux présidents des partis politiques cités sont les personnalités les plus impliquées dans des affaires de corruptions loin de faire honneur à notre pays.

Il faut cesser d’empoisonner nos citoyens en jetant sans cesse l’opprobre sur de potentiels concurrents politiques : Monsieur Flosse n’a toujours pas compris que notre population est tout simplement fiu. Ses communiqués ironiques, nous n’en avons que faire, et je refuserai désormais de répondre à des attaques personnelles. Les préoccupations que j’ai pour mon pays sont bien plus grandes que le verbe aigri du peut-être futur-ex président de l’assemblée.

 

 

 

Jean-Christophe BOUISSOU

Publié dans Communiqués de presse

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