Du côté de l'hyppodrome de Pirae,

Publié le par RAUTAHI

 

 Papeete, le 30 Août 2010

 

                                                                           

                                               Du côté de l’hippodrome de Pirae,

                                                                    

 

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Reprise des réunions ce lundi 30 septembre après trois jours de « repos » pour recharger les batteries. C’est donc regonflé et le moral au zénith que Jean Christophe BOUISSOU avec son équipe renforcée de Vetea COWAN du comité d’Arue venu en voisin, a posé ses « sabots » pour un nouveau galop hebdomadaire qui le mènera de Pirae à Papeete puis Punaauia ensuite Faa’a, enchaînant en fin de semaine sur un déplacement à Paris où il rencontrera dans le courant de la semaine prochaine la secrétaire d’état à l’Outre-Mer pour un entretien sur la nouvelle réforme de la loi électorale. Tout un programme : de Pirae à la rue Oudinot ! C’est cela aussi « faire de la politique ». Elle va bien au-delà du cadre étroit des débats de l’APF relayés, parfois à l’excès, souvent réducteurs, par les medias, dont il serait bon qu’ils viennent eux aussi se frotter à la réalité du terrain pour nourrir leur source d’informations.

 

Nous étions hier soir à Pirae quartier Michelli chez mama Maere TAPU assistée du orometua Patrice, habitant du quartier, qui nous a délivré le message de paix, de tolérance, sources d’inspiration pour un discours consensuel visant à rapprocher les idées et convictions par delà les engagements partisans.

 

Point de promesses démagogiques ni de politique politicienne. Du concret, rien que du concret. Tel est le sens donné par le président BOUISSOU à ces rencontres utuafare. De citer en exemple la famille de Yasmine BONET frappée par le chômage, ne vivant plus que d’expédients, la vente de colliers de fleurs. La visite que RAUTAHI a rendue à cette famille discrète dans le malheur lui a redonné courage. L’équipe de RAUTAHI s’est engagée à leurs côtés pour apporter ses compétences en matière de constitution de dossier d’aides etc… Cette affaire est en bonne phase de réalisation. RAUTAHI multipliera de toutes ses forces ce genre de rencontres directes des familles pour toucher du doigt la « réalité du terrain ».

 

Comment s’y prendre pour redonner confiance aux investisseurs potentiels, aux banques devenues frileuses avec plus de 400 Mds en dépôt, aux entreprises qui ont tendance à s’expatrier à la recherche de nouveaux marchés, aux particuliers qui thésaurisent ou investissent à l’extérieur ?

 

Le constat est triste. L’hôpital du Taaone le plus gros chantier du territoire depuis 10 ans est terminé, ensuite plus rien.

 

Pour RAUTAHI et son président des pistes existent et ne demandent qu’à être explorées. Encore faut-il qu’elles soient précédées d’une volonté politique et d’une vision à long terme. Le pôle industriel, portuaire, commercial de Faratea végète, la « voie rapide » de 13 km construite à Fakarava débouche sur rien, l’aéroport de Fangatau dans l’attente de son premier avion de ligne s’alanguit face au lagon. Des milliards gaspillés qui auraient dû être mieux employés ailleurs, un palais des congrès par exemple, apte à recevoir des délégations étrangères, des séminaires, des concerts etc, etc…. une ville nouvelle éco touristique, intégrée, respectueuse de l’environnement, de dimension planétaire. Sans ambition nous n’avancerons pas précise Jean Christophe : des investissements générateurs de richesse pour le pays. Voilà ce qu’il faut au pays. Voilà des propositions, il y en a d’autres, qui entraîneront, le président BOUISSOU en est convaincu, l’adhésion de l’Etat, de l’Europe, des investisseurs moteurs de notre développement, source de richesses pour le pays.

 

Sur ces constatations, un premier intervenant se lève pour poser sa question, une seule, dit-il ? :

  • Si Rautahi et ses amis prennent demain la direction des affaires du pays, comment allez-vous vous prendre pour relever le pays et trouver les financements nécessaires au développement de notre économie ?

 

Le président BOUISSOU répond sans ambages. Le territoire dispose d’une enveloppe globale de 550 milliards pour une population de 260 000 habitants. Elle se répartit schématiquement de la manière suivante :

  1. Un tiers provient de la richesse produite par le pays (tourisme, perliculture, ressources marines,  autres)
  2. Un second tiers comprend le budget et le produit des impôts ;
  3. Et le dernier tiers comprend la contribution de l’Etat.

 

Si on ajoute les 400 milliards en dépôt dans les banques nous disposons de moyens financiers en quantité suffisante pour développer notre économie, créer des emplois, assurer un niveau de formation élevé pour nos enfants, soutenir la couverture maladie, le logement social, l’accession à la propriété d’une majorité de nos compatriotes. Pour mobiliser ces capitaux, c’est d’un climat de confiance doublée de la volonté politique planifiée sur le long terme que notre pays a besoin. Aujourd’hui notre pays est en récession. Nous devons tout faire, c’est l’ambition de RAUTAHI, pour changer de politique.

 

La crise que nous traversons aujourd’hui touche ces trois piliers indissociables les uns par rapport aux autres. Il est donc indispensable, vital même de reconstruire notre économie. Cela passe par la confiance retrouvée de l’Etat, les économies budgétaires à réaliser sur le fonctionnement des institutions, l’augmentation des recettes fiscales sur la base d’un meilleur rendement économique, l’amélioration sensible des secteurs productifs de richesse. Tel est le challenge, le vrai challenge. Force est de constater que nous sommes loin de la coupe aux lèvres.

 

Un second intervenant demande à ce que les résidents des hauteurs de Pirae, pour la plupart des chefs d’entreprises, privilégient l’emploi en priorité des jeunes de la commune. Le président retient l’idée qui semble tout à fait légitime et souhaitable. A suivre.

 

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Il était tard et un tantinet frisquet lorsque notre orometua de circonstance a clos la soirée, comme c’est de tradition chez nous, par une prière d’espérance.

Publié dans Actualité

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