En terre familière chez mama Titaina VANE

Publié le par RAUTAHI

 

 Papeete, le 25 Août 2010

 

                                                                           

                                      En terre familière chez mama Titaina VANE

 

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C’est de nouveau dans la commune de Faa’a résidence Teroma 2 que Jean Christophe BOUISSOU et son comité se sont rendus hier en début de soirée. Rencontre au domicile de papa Gaston qui a aimablement mis son fare à la disposition de mama Titaina VANE, organisatrice et porte-parole de l’association de quartier en soutien à RAUTAHI. Elle fait la présentation des membres composant le bureau de son association qui est présidée par papa Christian. Elle remercie Jean Christophe et son équipe de s’être déplacés bien que nous ne sommes pas en période électorale. Sentiment partagé par les participants auxquels se sont jointes plusieurs personnes originaires de Raivavae, résidents de la commune de Faaone, lotissement Pearson. Un déplacement qui mérite d’être souligné.

 

Les présentations d’usage des personnalités accompagnant ce soir-là le président BOUISSOU une fois terminées, Jean Christophe prend la parole.

 

En terrain de connaissance le président aborde immédiatement la question centrale qui se pose aux résidents de Teroma 2 : les montants exorbitants des loyers et les menaces d’expulsion pesant sur les familles en situation d’impayés.

 

L’emprise à l’origine du projet était une zone montagneuse occupée par un robuste marquisien, du nom de TAPATI cultivateur infatigable attaché à « sa terre » qui lui permettait de vivre de la vente du produit de ses récoltes. Il a fallu dans un premier temps le convaincre de quitter les lieux puis d’accepter d’être réinstallé à Atimaono sur une parcelle des terres domaniales agricoles. Opération réussie à la satisfaction et du cultivateur et de Jean Christophe BOUISSOU alors ministre en charge de ce dossier.

 

Le financement du projet s’est élevé à 1,100 milliards CFP, financé à hauteur de 55% (location vente) et 65% (location simple) par une subvention de la puissance publique (Etat et pays). Le reste faisant l’objet d’un prêt contracté auprès de l’Agence Française du Développement (AFD) sur la base de taux d’intérêts bonifiés. Il existe dans ce lotissement deux catégories de familles liées à leurs conditions de ressources :

 

  1. Les familles logées en qualité de locataires ;
  2. Les familles en accession sociale à la propriété.

 

Aujourd’hui les loyers réclamés par l’OPH atteignent des sommets largement supérieurs aux facultés contributives de leurs occupants qui au surplus ne répondent plus aux critères sociaux retenus à l’origine par les pouvoirs publics. Ceux-ci atteignent parfois des niveaux dignes de logements pour revenus confortables. A titre d’exemple le cas d’un employé, dont les revenus mensuels s’élèvent à 80 000 FCP, pour un loyer locatif réclamé par l’OPH de 72 000 CFP. Il ne lui reste donc plus que 8 000 CFP pour vivre ! Inacceptable.

 

Au niveau de l’accession à la propriété, la problématique doit être partout la même. Ainsi, par exemple, les familles du quartier Bonnefin payent un loyer fixe de 25 000 CFP par mois depuis leur entrée dans les lieux en 1998. En 2013 ils seront libérés de leur « dette », ils perdront leur statut de locataire pour celui plus honorable de propriétaire. A Teroma 2 rien de tel. Les loyers varient à la hausse dans des proportions insupportables pour les familles. Une situation dont il faut s’en sortir pour éviter l’explosion sociale qui menace notre légendaire tolérance. Selon mama Titaina, une procédure judiciaire est en cours. Un avocat se charge de la défense de l’ensemble des résidents du lotissement. Ils entendent se battre de toutes leurs forces pour contraindre les autorités politiques du pays à respecter leurs engagements initiaux de défense des plus démunis.

 

Jean Christophe BOUISSOU propose une action en trois épisodes :

 

  1. Adresser une lettre au président du pays lui demandant de respecter ses engagements en procédant à une révision du montant des loyers compatibles avec le niveau de revenus de ses occupants qui sont par définition modestes et le blocage de ce montant sur toute la période de remboursement. Il précise même qu’il est prêt à faire une intervention à l’APF sur ce sujet, ajoutant avec force qu’il faut arrêter d’expulser les gens comme de vulgaires « voleurs » ;

 

  1. Demander de réfléchir aux conditions de mise en chantier d’un dossier urgent et capital pour les intéressés de l’étalement de leur dette ;

 

  1. De lutter contre l’insécurité dont ses habitants viennent récemment de revivre ; un enfant ayant failli être emporté par les eaux des caniveaux !

DSC00410.JPG Ces déclarations ont été vivement applaudies car comme l’a souligné un papa : « c’est la première fois qu’il entend un responsable politique tenir un tel discours ». Il ajoute : « Je connais BOUISSOU, je n’ai jamais été déçu de lui ».

 

Merci à cet homme pour ces paroles encourageantes.

 

 

 

Merci à Teroma 2, ses habitants et amis venus de Faaone qui ont fait chaud au cœur des membres du comité Rautahi.

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