La filière photovoltaique sera-t-elle financée par le pays et l'Etat?

Publié le par RAUTAHI

Question orale de Mme Emma ALGAN à M. Temauri FOSTER, Ministre des ressources marines en charge de la perliculture, de la pêche, de l'aquaculture et des technologies vertes.

 

 

Monsieur le Ministre,

Notre pays porte en lui les conditions idéales pour l’aménagement du développement durable sous toutes ses formes : De l’énergie thermique des mers à l’énergie photovoltaïque, il semble bien que les solutions naturelles offrent une indépendance énergétique qui ne serait pas un luxe, étant donné notre isolement géographique. Nous sommes obligés à long terme de développer les énergies renouvelables.

Une programmation pluriannuelle des investissements (PPI) fixant un objectif de 50 % de production électrique issue de toute énergie renouvelable en 2020 a été finalisée en novembre 2009, politique poursuivie par votre prédécesseur en 2010.

Là où certaines énergies renouvelables peinent à se développer, la filière photovoltaïque, elle, est très rapidement victime de son succès ; puisqu’en moins de 2 ans, l’objectif d’atteindre 20 mégawatt crête en 2020 a rapidement abouti. Les professionnels parlent de saturation de la filière. En avril 2010, le précédent gouvernement a délivré 27 autorisations techniques d’installations photovoltaïques.

Ces autorisations risquent de demeurer au stade de bonnes intentions, puisque la réalisation des projets est étroitement liée à l’octroi de financements publics, notamment par double défiscalisation. Or la situation financière actuelle du pays ne semble pas pouvoir répondre à la demande des projets lancés. Quant au dispositif Loi Girardin au profit de la  filière photovoltaïque, le gouvernement central a clairement annoncé sa suppression. Il faut espérer une issue favorable de la commission d’évaluation qui devrait se tenir courant juin 2011 à l’initiative du Ministre du Budget, M. Baroin.

Monsieur le Ministre :

  1. Les porteurs des 27 projets en attente peuvent-ils espérer un soutien du pays ?
  2. Est-ce que les autorisations techniques délivrées par le précédent gouvernement entraînent un engagement financier de la part du pays et peut-être de l’Etat ?
  3. Si oui, pourriez-vous nous indiquer le montant de l’aide public que cela représenterait pour ces 27 projets ?
  4. Enfin, Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous dire quelle suite allez-vous réserver au projet de « loi du pays » relatif aux principes directeurs de la politique énergétique de la Polynésie française qui a été déposé par le précédent gouvernement le 22 octobre 2010 ?

Je vous remercie par avance des informations que vous pourrez nous apporter sur ce sujet d’actualité.

Mme Emma ALGAN

 

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