Mamao Aivi reçoit RAUTAHI

Publié le par RAUTAHI

 

 Papeete, le 23 Août 2010

 

                                                                          

                                                  Mamao Aivi reçoit RAUTAHI

 

 

DSC00407.JPGSous la bonhomie se cache un homme respecté par ses pairs : papa Tetuanui, éminent organisateur de la rencontre avec les responsables du parti politique RAUTAHI, emmené par son président fondateur Jean Christophe BOUISSOU accompagné de ses fidèles lieutenants, compagnons dévoués à la défense des valeurs inscrites dans la charte du parti, régulièrement rappelées dans ses parau parau raa par Nina Vernaudon en guise de mise en bouche avant les joutes oratoires zestées de politique toujours présent en toile de fond au détour des questionnements, d’actualité notamment. Dérapage verbal vite recadré pour respecter l’esprit des rencontres voulues par notre président.

 

Nous avons eu droit, hier soir, à une belle affluence essentiellement composée de jeunes du quartier, une bonne quarantaine venue à l’appel de papa Tetuanui, écouter, discuter, exprimer leurs doléances, exercice difficile devant un public plus important. C’est donc avec fierté et joie que Jean Christophe BOUISSOU s’est félicité de cette rencontre ainsi que son plaisir renouvelé de fouler à nouveau ce site dit « Mamao Aiv i », « Paura » pour d’autre, mais qu’importe, juché derrière le vieil hôpital de Mamao voué, c’est son destin, à disparaître. Nina et Emma se sont rappelées au souvenir de leur jeunesse où elles gambadaient dans ces collines plantées de manguiers, tamariniers en voie de raréfaction dans ce recoin paisible et si proche du centre ville.

 

Plus pragmatique Georges Puchon s’est attaché en expert à expliquer les liens de cause à effet entre la crise mondiale et le déclin de notre économie amplifiée par une crise, locale celle-là, due à l’appétence, penchant naturel, pernicieux d’une classe de dirigeants politiques avides de l’ivresse du pouvoir, aveugles et sourds aux cris de détresse qui montent et enflent du fond des vallées, des hauteurs abandonnées aux laissez pour compte, aux sans emploi, aux chômeurs. Que faire face à la dégradation des conditions de vie de nos pères, mères, enfants, de nos vénérables ruau ? Sinon de les écouter, de se fondre au milieu d’eux, de rechercher ensemble les solutions visant à améliorer leurs conditions d’existence, accompagner leurs démarches, informer.

 

Grandes questions auxquelles il faut répondre.

 

Un papy aujourd’hui à la retraite après une vie à bourlinguer, employé d’une grande entreprise d’acconage, s’insurge contre le manque de moyens qui peuvent l’aider à entreprendre des petites formations au profit jeunes du quartier. Il demande à ce qu’une parcelle d’aire de jeux soit réalisée dans le quartier alors que selon lui il n’existe pas de plan d’aménagement. Il souhaite aussi que soit construite une route qui rejoindrait le bas de la colline derrière l’hôpital.

 

Une jeune fille expose un problème de formation. Elle a suivi une formation dispensée par le SEFI et obtenue son diplôme. Après plusieurs échecs dans la recherche d’un emploi elle décide de s’inscrire à une nouvelle formation. Réponse du SEFI : impossibilité de suivre une seconde formation pendant un délai de 5 ans après l’obtention d’un diplôme. Il conviendra selon notre président de revoir les conditions d’inscription au SEFI afin de revoir la réglementation pour l’adapter aux mieux des intérêts des travailleurs privés d’emploi.

 

Par contre c’est un autre discours qui est tenu par un père de famille de deux enfants. Il prend son exemple pour affirmer que sa famille s’est impliquée dans l’éducation des enfants bien qu’elle vive elle aussi dans des conditions précaires et a obtenu des résultats prometteurs. Il observe un abandon de prise de responsabilité des parents qui laissent leurs enfants traîner et se désintéressent de leur éducation. Il déplore aussi l’inaction des jeunes à chercher du travail, leur oisiveté. Il conclut par ce constat amer que les jeunes oisifs semblent vouloir attendre que le travail se présente à eux alors que c’est à eux de faire l’effort d’autant plus soutenu et persévérant que les temps sont durs.

 

Ces paroles de bon sens sont prononcées pour la première fois dans les rencontres auprès des familles. Elles ont surpris par leur réalisme. Gage que tout n’est pas perdu si les parents vont au bout de leurs responsabilités.

 

Jean Christophe BOUISSOU en réponse s’engage à revenir mercredi prochain dans la journée au sujet des projets évoqués. Il préconise aussi aux résidents de s’adresser à une association de quartier susceptible de mener des actions fortes en direction notamment de la formation. Il invitera également les élus RAUTAHI de Papeete à s’impliquer davantage, être à l’écoute des administrés, étudier toutes les possibilités qui peuvent se présenter, informer plus largement la population.

 

DSC00405.JPG

 

Il conclut son intervention en remerciant à nouveau papa Tetuanui pour le travail effectué notant au passage que Mamao Aivi est un quartier sensible, qu’il est disposé lui et son équipe à soutenir leurs démarches allant dans le sens du bien commun.

 

Soirée très intéressante vécue hier soir par Jean Christophe et son équipe.

 

Demain mardi 24 août rendez-vous est pris à Punaauia Te Ara Here. Un seul sujet retenu : le foncier, problématique et perspective. Venez nombreux.

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article