Proposer des solutions et non pas bloquer systématiquement!

Publié le par RAUTAHI

Papeete, le 1er juin 2010

 

Collectif 2 repoussé : une hypocrisie bien malheureuse pour notre population !

 Le groupe Ia Ora Te Fenua entendait positivement proposer des ajustements au collectif soumis sans pour cela bloquer un acte nécessaire à la vie du pays. Le collectif n° 2 allait permettre d’attendre les mesures préconisées par la mission d’évaluation des inspecteurs généraux, lesquels doivent rendre leurs conclusions dans quelques semaines.

A l’heure où des pertes d’emplois s’enregistrent chaque jour, où la trésorerie du pays est en déficit de près de 4 milliards de francs, à l’heure où nous parlons de réforme statutaire, de réforme électorale, de changement de mentalités des politiques polynésiens, certains groupes politiques persistent dans les habitudes de « toucher-couler », pour enfoncer encore plus le clou dans la récession économique de notre pays. A quel effet ? Tout simplement, une fois de plus, pour faire croire à la population : « Voyez, il n’y a que nous qui pouvons redresser ce pays ! » Pourtant il est tout à fait possible d’être dans l’opposition et d’amender des projets en vue de les améliorer.

Or malgré l’appel franc et direct de la Ministre de l’Emploi, qui a averti les membres de la commission des Finances et en particulier les représentants du Tahoeraa Huiraatira, de la gravité de la situation qu’engendrerait le renvoi abusif au gouvernement du collectif n°2 du pays, le président de commission M. Géros, soutenu par les membres du Tahoera’a, a fait voter le report de ce dossier, pourtant déposé sur les bureaux de l’assemblée le 4 mai 2010 : Soit près d’un mois depuis la transmission en urgence.

Le pays est en train de vivre une situation ubuesque : Le Tahoera’a Huiraatira présent à la commission est aujourd’hui atteint de schizophrénie aigue, puisque ses représentants votent le report du collectif n°2 quand leur ministre lance un appel sans équivoque sur l’urgence de le voter.

Outre le fait que cette décision de report soit injustifiable car qualifiée « d’abus de pouvoir » , la commission des Finances, en votant le report, a tout simplement fait une grave entrave au règlement intérieur de l’assemblée, article 32, alinéa 4 : « Lorsqu’une commission conclut par son rapport au rejet d’un projet ou d’une proposition de loi du pays, de délibération ou de résolution, ou ne présente pas de conclusions, le président appelle l’assemblée à se prononcer sur la question préalable d’avoir à débattre du projet ou de la proposition, avant l’ouverture de la discussion générale »

Pourtant il ne s’agit pas ici de se prononcer pour ou contre un gouvernement, de s’afficher oui ou non dans l’opposition, mais bel et bien de penser à l’intérêt de son pays. Il n’est pas étonnant, qu’après de tels comportements, notre population perde définitivement la foi en la capacité de certains élus à panser les plaies de la précarité qui la menace chaque jour.

 

 

 

 

 

IA ORA TE FENUA

Publié dans Communiqués de presse

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